Mais si chacun a un droit naturel sur toutes choses, cette liberté naturelle est vouée à devenir une non-liberté. sur L’Etat est-il un obstacle à ma liberté ? D’un côté, l’Etat doit garantir ma liberté individuelle ; mais d’un autre côté, ne doit-il pas aussi créer une forme de communauté, de solidarité ou d’union sociale ? Autrement dit, comment l’individu peut-il éprouver une liberté réelle, effective, une liberté vécue en personne ; sans pour autant dissoudre le lien social et sans s’enfermer dans l’individualisme ? Hobbes distingue la « société civile » et l’état de nature. Ce blog de philosophie est administré par Aurore Viedma, enseignante de philosophie en lycée et Marquise de Nevers. Sujet : Le respect de la liberté d'autrui fait-il obstacle à ma propre liberté? Autui étant la représentation matérielle de la contrainte morale il apparaît dans certains cas comme un obstacle par rapport à ma liberté. L’Etat n’est pas un obstacle à ma liberté : au contraire, l’Etat est la condition de possibilité d’une liberté vécue, d’une expérience de la liberté. Il n’est obligé à rien, envers personne. Les membres ont attribué la note suivante en moyenne : Pas de note attribuée pour le moment. Parce que « la justice sans la force est impuissante » (Pascal, Pensées, 103). Selon les mots de Kant, « le droit et la faculté de contraindre sont une seule et même chose » (Doctrine du droit, Introduction, §D). « La fin de l’Etat est donc en réalité la liberté » (Spinoza, Traité théologico-politique, XX). 2010 Voilà pourquoi, chez Hegel, l’Etat est « l’effectivité de l’idée éthique » (Principes de la philosophie du droit, § 257) : l’Etat réalise l’« éthicité », c’est lui qui donne une réalité effective à la liberté. Si la violence des uns est le principal obstacle à la liberté des autres, l’État sera toujours un mal nécessaire. Une oppression est quelque chose qui réprime, qui réduit. Le représentant « incorpore » les sujets, il se substitue à jamais au peuple. Sujets connexes : Désirer est-il un obstacle à l'accomplissement personnel La loi est-elle un obstacle ou une condition de la liberté? S1 'agissant de la liberté, l'opinion commune -que sans doute d'ailleurs, sur ce point, Si l’on fait abstraction de l’Etat, c’est-à-dire si l’on imagine une société sans Etat, que reste-t-il ? Corrigé du bac philo 2019 S: La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain? Le citoyen peut-il exercer de manière juste et raisonnable sa liberté politique sans sacrifier sa liberté privée et son intérêt égoïste ? Or, s’il n’y a aucune adéquation entre la volonté du citoyen représenté et les lois de l’Etat qui le représentent, l’Etat n’est-il pas un obstacle à ma liberté ? Lorsqu’on en cherche un sens plus philosophique, la liberté apparait comme le fondement même de la responsabilité, du devoir et de la morale. ne pouvoir suivre que ma volonté ; de ce point de vue, la liberté serait incompatible…. On pourrait certes imaginer une société où règne naturellement le droit, sans qu’il passe par l’Etat. L’oppression d’un peuple c’est quand une population est soumise à l’autorité d’un pouvoir tyrannique. 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. - Duration: 12:00. Nous sommes censés agir indirectement à travers lui. L’Etat n’est donc pas nécessairement un obstacle à ma liberté, à condition que je sois à l’origine de la loi ou que je n’obéisse qu’à des lois que j’estime être légitimes. Sujet 5260 L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Autrement dit, certes, l’Etat a le devoir de garantir au citoyen son autonomie politique : le sujet d’un Etat n’est libre qu’à condition d’être un sujet autonome, à condition d’être l’auteur du texte que joue l’Etat, c’est-à-dire à condition de consentir aux lois et de participer activement aux lois de l’Etat. Mais, qu’est-ce que l’État ? ÓÒØÖ Ö Ù Je dois rester libre de tracer les contours de ma liberté, de choisir la forme et le contenu de ma liberté. La liberté du citoyen est une autonomie de sa raison. Le célèbre philosophe Jean Jacques Rousseau avait écrit : « les hommes naissent libres et égaux, mais partout ils sont dans les fers » pour souligner le droit naturel à la liberté chez l’homme. L’Etat rend possible une liberté « avec » les autres ; une liberté qui ne conduit pas à la guerre, une liberté compatible avec mon désir de vivre, mon désir de paix et de sécurité. L’Etat n’est pas un obstacle à la liberté, à condition qu’il permette au citoyen d’être un législateur ; à condition qu’il permette au citoyen de participer activement aux lois afin d’en être le véritable auteur. En ce sens, l’Etat semble bien être un obstacle à la liberté individuelle: en imposant sa loi aux membres de la sociétés il limite l’exercice de leurs forces. Hobbes définit le droit naturel (chap. Autrement dit, si l’Etat est un obstacle à ma liberté, cet obstacle est rationnellement consenti et librement choisi. Non seulement on peut affirmer à la fois que l'homme est libre et qu'il est soumis à des lois, mais la liberté ne se conçoit que dans le cadre de lois, qu'elles soient naturelles ou sociales. Définir la liberté comme autonomie, n’est-ce pas en réalité préférer une liberté raisonnable (celle qui fait abstraction de l’intérêt particulier) contre une liberté rationnelle (celle qui calcule pour maximiser le bien-être individuel) ? L’Etat ne doit régenter que ce qui menace la paix publique : la politique est séparée de l’éthique, et réduite au juridique. Il s’agit non seulement d’interroger la nature de l’Etat, ce que l’Etat est, mais aussi ce que l’Etat doit être pour remplir son rôle. Plus qu’un non-obstacle, l’Etat est peut-être l’origine et le fondement même de ma liberté. Il a le devoir de choisir la loi indépendamment de son bonheur privé et de son intérêt personnel. Chacun d’eux, retiré à l’écart, « est comme étranger à la destinée de tous les autres ». En même temps, si ma liberté nécessite la neutralité éthique de l’Etat, le citoyen ne risque-t-il pas de devenir un simple « individu », qui se concentre essentiellement sur sa liberté particulière indépendamment du bien commun ? Hobbes utilise une métaphore théâtrale pour imager cette relation : nous sommes les auteurs de ce que le représentant fait en tant qu’acteur. C'est la manière de se projeter vers lui qui va constituer tel élément comme un obstacle ou un auxiliaire de la liberté. Mais c’est bien l’individu qui fait l’Etat. Mon droit va aussi loin que ma puissance, mais précisément parce qu’il ne va pas plus loin que ma puissance, je comprends que je n’en peux jouir qu’à condition que l’autre puisse jouir du sien. Au chapitre XIII du Léviathan, Hobbes procède à ce geste d’abstraction : selon lui, en faisant « comme si la société était dissoute », il ne reste qu’un état de guerre. En pratique, la question ne fait aucun doute : de fait, l’Etat semble être plus ou moins un obstacle à ma liberté, selon les formes de l’Etat, que l’on peut distinguer selon l’identité du souverain (qui gouverne ?) Corrigé En même temps, être législateur, est-ce vraiment se sentir libre ? N’est-il pas le cadre institutionnel qui rend compossibles les libertés entre elles ? L'Etat est-il un obstacle à la liberté? Une liberté de pensée ou une liberté d’action ; une liberté politique ou une liberté privée ; une liberté personnelle ou une liberté collective ; une liberté absolue ou relative ; une liberté naturelle ou artificielle ? Au paragraphe 261 des Principes de la philosophie du droit, Hegel écrit : dans l’Etat, « l’intérêt particulier n’est ni négligé, ni refoulé, mais accordé à l’intérêt général ». La liberté est dans la reconnaissance subjective de la loi comme légitime : je suis libre lorsque la loi à laquelle j’obéis est conforme à ce que me dicte ma raison, lorsqu’elle est justifiée par ma raison. Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Le devoir est-il est un obstacle à la liberté ? (Léviathan, XIII). Ð Le fait de recourir à la justice de l’État quand on sent que nos libertés ne sont pas respectées le prouve ainsi. Je suis libre quand je fais moi-même les lois, quand je donne mon consentement aux lois. Il peut y avoir autant de définitions de la vie bonne que d’individus. Où est ma liberté si l’Etat peut décider de n’importe quelles lois sans moi, indépendamment de ma volonté ? L’Etat doit me garantir la possibilité de réaliser une liberté que j’ai moi-même conçue et délimitée. L’expérience…. Au contraire, l’homme majeur est celui qui se sert de son propre entendement, qui pense par lui-même et qui fait seul usage de sa raison. En effet, l’Etat est la condition de possibilité d’un état de droit ; état de droit qui est la condition de possibilité de ma liberté. 13. Certes, le citoyen-auteur met en œuvre sa liberté politique et raisonnable ; mais il faut aussi que l’individu puisse vivre et ressentir sa liberté au quotidien, sa liberté bourgeoise et rationnelle. L’existence de lois est-elle un obstacle à la liberté?Il faut d’abords distinguer différents domaines d’application des lois.On remarque que la loi au. Prométhée, lui, est ce héros qui aima assez les hommes pour leur donner en même temps le feu et la liberté, les techniques et les arts. Watch Queue Queue Etre libre, c’est agir selon les lois de sa 5 raison. 12. Le capitalisme est donc un obstacle à la liberté selon la vision du film Into the wild. ............................................................................... 25 Introduction On dit qu’une voie est libre lorsqu’elle est sans obstacle et l’on pense que l’on est soi-même libre lorsque l’on ne rencontre aucun obstacle. Mon intelligence n’a pas la force pour m’obliger à respecter la liberté de l’autre. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés…. Sans Etat, quelles seraient les relations entre les hommes ? Dans cette première phrase, Spinoza pose la thèse de HOBBES et la rejette ('' n'est pas "). D’abord, comment l’Etat pourrait-il réaliser ma liberté individuelle ? Toutefois, chez Hobbes, le représentant n’est pas lié au représenté. La non-liberté désigne la minorité : être sous la tutelle d’un autre, d’un chef qui pense à ma place, d’un Etat qui fait les lois à ma place, etc. L'État est-il l'ennemi de la liberté ? Mon intérêt particulier ne s’efface pas derrière l’intérêt général, car ma liberté n’existe que dans l’intersubjectivité ; mais l’intérêt général ne s’efface pas non plus derrière mon individualisme, car ma liberté est au service de l’unité sociale. L’existence (L)................................................................................................... 29 Il l’autorise à le commander. En effet, l’Etat est peut-être la condition de possibilité de nos libertés. Il s’agit de simuler une sorte de jugement universel : « chacun est forcé de choisir pour tous », chacun est contraint de passer en quelque sorte le test de l’échange des positions. Il est tentant de définir celle-ci comme une absence de contraintes mais avons-nous bien réfléchi à ce que ce droit suppose pour pouvoir se réaliser ? Parce que cette contrainte est choisie. ... =>Celui qui ignore la loi , peut-il être autonome, obéir à la loi qu'il s'est prescrite. Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Le prototype d'une telle liberté serait Calliclès Or, nous l’avons vu, la société n’est stable que si chaque individu respecte la liberté de l’autre ; et, l’individu n’est libre que s’il est autonome et qu’il décide des lois. Sujet : l'Etat est-il un obstacle à la liberté ? L’Etat n’est donc pas un obstacle à ma liberté parce qu’il est la conséquence de ma liberté. ÙÒ Ó ×Ø C’est l’arbitre de l’acteur qui décide. Ajouté par : admin. C’est là le rôle et le pouvoir de l’Etat. Corrigé de 4915 mots (soit 7 pages) directement accessible . Mais il faut distinguer deux types de lois. Son autorité n’aurait de cesse de brider les libertés individuelles en leur imposant des lois. Il lui donne le droit de le commander pour les choses qu’il est incapable de faire seul, et afin de pouvoir jouir de sa liberté privée ou bourgeoise. L’enjeu est donc évidemment politique et pratique : si l’Etat n’est pas nécessairement un obstacle à ma liberté, cela signifie que le citoyen est en droit d’attendre quelque chose de l’Etat, qu’il peut lui réclamer une liberté et le surveiller pour qu’il remplisse son rôle, le contrôler pour qu’il ne devienne pas un obstacle. Et ce pouvoir caractérise l’Etat. de développement parfait de ma personnalité. Par l’Etat, ma liberté bourgeoise est garantie, tout en coexistant avec celle de l’autre. lorsqu'il déclare4 : Spontanément, tout individu se sent libre dès lors qu’il peut accomplir tous ses désirs, toutes ses envies. Accéder la dissertation : l'Etat est-il un obstacle à la liberté ? Dans De la Démocratie en Amérique (IVème partie), Tocqueville exprime ainsi le risque d’un despotisme doux où règne l’absence de liberté. La famille réalise un premier degré de liberté et un premier degré d’unité en procurant la sécurité affective, l’amour et en développant l’estime de soi. Il peut être totalitaire et tendre à diriger toutes les activités de la société. Or si l’absence d’obstacle peut être une condition de la liberté, ce n’est pas encore ce qui permet à l’homme d’agir selon son libre-arbitre, c’est-à-dire en étant à lui-même sa propre cause. 2020 La philosophie de Marquise. Chez Hegel, tout ce que je suis, je le dois à l’Etat : « tout », c’est-à-dire à la fois mon individualité et ma sociabilité, à la fois ma vie intime et bourgeoise et ma vie sociale et politique, toutes deux pacifiées par mon adhésion à l’Etat. Pour ne pas être un obstacle à la liberté, l’Etat ne doit pas s’immiscer dans la sphère privée des individus. Autrement dit, si chaque individu doit choisir lui-même sa loi pour mettre en œuvre sa liberté politique, et si chaque individu doit penser à son intérêt particulier pour éprouver sa liberté individuelle ; la société risque de n’être finalement qu’une guerre de tous contre tous où l’individu préfère sa liberté rationnelle à sa liberté raisonnable, c’est-à-dire une société instable où chacun donne la priorité à l’individu au détriment du citoyen, et où l’individu se concentre sur son intérêt particulier au détriment de l’intérêt général. L’esprit (L - ES - S) ........................................................................................... 26 L'État est l'ensemble organisé des institutions (politiques, juridiques, policières, militaires, administratives et économiques) sur un territoire indépendant et sous un gouvernement autonome disposant d'une souveraineté.Au sein de la société, l'autorité de l'État est considérée comme supérieure aux autres pouvoirs (à celui du père sur sa famille par exemple). Il n’y a pas une identité tautologique entre le peuple et le souverain : ce n’est pas l’individu qui fait librement les lois. Au contraire, la société civile est un état politique, où règnent la paix, l’ordre et la sécurité, où il y a du juste et de l’injuste, et où chacun peut jouir de son droit particulier grâce au droit positif. Or, si les hommes désirent les mêmes objets avec les mêmes forces et le même espoir pour les obtenir, il est inévitable qu’ils en viennent à un état où la violence est toujours possible. Explication de texte (non rédigée) : Heidegger, La question de la technique, Explication de texte : Hobbes, Léviathan, chapitre 13, La liberté d’expression est-elle illimitée ? Le mot LIBERTÉ désigne proprement l’absence d’opposition , un HOMME LIBRE est celui qui, s’agissant des choses que sa force et son intelligence luipermettent de faire, n’est pas empêché de faire celles qu’il a la volonté de faire. Tout homme est « naturellement majeur » : nous avons tous, par nature, la capacité, la faculté ou le potentiel pour construire notre propre pensée et pour agir selon nos propres lois. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Si l’Etat parle à ma place, encore faut-il qu’il dise ce que je veux, qu’il prononce ce que j’aurai pu dire ; c’est-à-dire que le contenu de sa parole soit adéquat à ma volonté. La contrainte, du latin « constrigere » (« serrer »), est constituée par toute règle, limite ou obstacle qui entrave l’action. Chacun est contraint de prendre en compte le bien des autres. C’est une liberté non pas seulement projetée et voulue, mais une liberté vécue dans une dimension sociale et intersubjective. Pourtant, comment compter sur un respect spontané des prescriptions de la loi naturelle, de la prudence ? En réalité, si l’autonomie du citoyen est compatible avec la paix sociale, c’est parce qu’elle n’est qu’une autonomie raisonnable ou morale. Il sert d'alibi à l'exploitation de l'homme par l'homme. Si l’Etat tutélaire « se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort », ces individus redeviennent mineurs : ils sont sous la tutelle d’un Etat qui leur ôte « le trouble de penser et la peine de vivre ». Les paroles de ma raison ne suffisent pas : c’est parce qu’elles ne suffisent pas, que ma raison me conseille de me soumettre à un Etat, qui lui seul pourra exercer la contrainte nécessaire. 2e version de la dissertation : l'Etat est-il un obstacle à la liberté ? Sans cette autorisation, il n’y aurait pas d’Etat. « L’État fait-il obstacle à la liberté ? L'IGNORANCE EST - ELLE UN OBSTACLE A LA LIBERTE ? Sujet 6592 L'Etat incarne-t-il la plus haute forme de la liberté ? Nous donnons naissance à l’Etat. Car en effet, comment concilier l’autonomie du citoyen (son droit de n’obéir qu’à sa propre loi) avec l’exigence d’une cohabitation des libertés ? Qu'est-ce qu'une loi ? Autoriser l’Etat à parler « à ma place », cela ne suffit pas à ma liberté si je n’ai pas mon mot à dire. En effet, à l’intérieur d’une société, il n’y qu’un multiculturalisme ou un pluralisme des valeurs : chacun a sa propre conception du bien, sa propre religion, ses propres fins, etc. Pour Montesquieu, philosophe des Lumières, il s’agit d’un instrument des trois pouvoirs fondamentaux : législatifs (faire les lois), exécutif (faire appliquer les lois) et judiciaire (appliquer la justice). Le rôle fondamental de l’Etat ne doit pas être d’imposer une conception de la vie bonne, mais de rendre la libre recherche de cette dernière possible par tous les hommes. En effet, chez Hobbes, l’Etat est le seul à faire les lois ; il n’est pas assujetti à une volonté populaire initiale et fait les lois en toute responsabilité et en toute puissance. Comment maintenir l’indépendance de l’individu tout en préservant le lien social ? Le citoyen libre se sent obligé d’obéir à la loi de l’Etat, non pas parce qu’il y est contraint par la force, mais parce qu’il reconnaît, par sa raison, la valeur de cette loi ; parce que cette loi correspond à ce que lui dicte sa raison. L’Etat produit de la liberté lorsqu’il produit de l’obligation et non plus seulement de la contrainte. Pour que les libertés puissent coexister entre elles, la « personne morale » (autonome) qui choisit la loi ne doit pas la choisir pas en fonction de son intérêt particulier, mais en fonction du bien commun ou de l’intérêt général. Loin d’être un obstacle à ma liberté, l’Etat réalise ma liberté : il me permet de maintenir mon individualité subjective tout en étant conforme à la raison. C'est un point de grande importance, pour bien mettre son esprit à repos, de se considérer principalement soi-même, son état et sa condition. Etre libre, c’est avant tout obéir à sa propre loi. Il est capable de calculer où est son bien. Cette année, Les Chemins de la philosophie révisent le bac avec originalité : nous avons proposé à trois professeurs de se prêter au jeu en découvrant 1h avant l’émission un sujet imposé, préparer un plan et le décortiquer durant 50 minutes à l’antenne… Aujourd'hui : La loi est-elle un obstacle à ma liberté … Politique de confidentialité - Californie (USA). L'humanité, aujourd'hui, n'a besoin et ne se soucie que de techniques. Pourquoi la liberté n’est-elle pas incompatible avec la contrainte exercée par l’Etat ? L’Etat n’est pas un obstacle à ma liberté, à condition que les lois positives coïncident avec les lois de ma raison, ou encore que le légal coïncide avec le légitime. L’Etat semble être la condition de possibilité d’une cohabitation ou d’une coexistence entre ma liberté et la liberté de l’autre. Tocqueville déplore lui-même le risque d’une atomisation de la société où chacun est indifférent aux intérêts des autres : « je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer des petits et vulgaires plaisirs » (De la Démocratie en Amérique, IVème partie). L’Etat n’a pour but que de créer les conditions minimales du bonheur (dont la définition est du ressort de l’individu), mais n’a pas à se prononcer sur la valeur des activités menées par ses membres. Le citoyen libre est celui qui se gouverne soi-même et qui n’obéit qu’aux lois que lui impose sa raison. Selon le mode de gouvernement, l’Etat peut être despotique et concentrer tous les pouvoirs. Aperçu du corrigé : l'Etat est-il un obstacle à la liberté ? 15. La liberté intérieure. L’Etat limite ma liberté, mais cette limite est consentie par ma raison. Il veut complètement en profiter. A quelles conditions l’Etat n’est-il pas un obstacle à ma liberté ? D’un autre côté, l’Etat me permet de vivre une liberté réelle et subjective, c’est-à-dire une liberté qui m’appartient et qui n’est pas seulement idéale, morale et impersonnelle. a. Sens général du mot « loi » La loi renvoie de façon générale à un principe ayant une valeur universelle. » Au contraire, si l’Etat est, par accident seulement, un obstacle à ma liberté, cela veut dire qu’il peut ou qu’il doit, en droit, assurer ma liberté. La lutte contre la peste aura finalement permis aux citoyens d’Oran de rompre le cercle de l’aliénation qui a caractérisé leur existence, et de donner un nouveau sens à leur vie. À première vue, l’État ne serait qu’un garant de nos libertés. Le représentant ne fait que parler en mon nom, il ne retranscrit pas ma volonté ; il ne re-présente pas, sur le mode de la copie, mon vouloir. Sujet possible : L’Etat est-il l’ennemi de la liberté ? © Il est à la fois négatif et positif : il oblige l’homme à s’arrêter momentanément et à se confronter à une difficulté, mais peut lui permettre une réflexion dans le…. www.succes-assure.com. état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). Si chacun doit être libre de faire ce qu’il veut, selon sa propre pensée, ne risque-t-on pas de reconduire l’état de guerre ? L’Etat est notre représentant : il parle et agit en notre nom. Certes, le citoyen-auteur n’est pas celui qui commande : il renonce au pouvoir de se gouverner soi-même, il renonce à sa liberté politique. Si l’Etat doit pouvoir contraindre les sujets du droit, c’est précisément pour faire coexister les libertés entre elles, et non pas pour les écraser ou les dissoudre. Les individus qui ignorent quelle sera leur position dans la société une fois le voile d’ignorance levé, doivent, dans une condition de stricte égalité et réciprocité, selon « un point de vue commun », choisir les lois ou principes auxquels ils seront soumis. This video is unavailable. Citations sur L'Etat est-il pour la liberté de l'individu un obstacle ou une condition necessaire? L’Etat réalise une liberté effective, sociale ; vivante par l’intersubjectivité et vivable à l’intérieur de la société. L’Etat ne limite pas ma liberté, s’il ne m’interdit que ce que je pourrai m’interdire par moi-même. L’homme peut trouver, en lui, dans l’exercice de sa propre raison, les règles pour son action. On dit qu'une voie est « libre » lorsqu'elle est sans obstacle et l'on pense que l'on est soi-même libre lorsque l'on ne rencontre aucun obstacle. La difficulté de cette première phrase réside dans le fait que Spinoza s’oppose à une thèse qu’il s’agit pour nous de poser dans un premier temps sous la forme affirmative : Le but de l’Etat est la domination des hommes. Etre libre, ce serait, dans un premier temps qui correspond à mon sentiment immédiat, Ma liberté dépend de la force d’un Etat et du pouvoir de contraindre qui lui est propre. On pourrait se demander ici : en quoi suis-je libre si l’Etat est libre de me contraindre ? chacun de nous partage intimement et initialement- oscille entre deux extrêmes2 . Il se substitue à mon vouloir. Aussi, il n’est pas un instant où les deux religions principales de notre pays ne se soient l’objet d’insultes, de sarcasmes, de dénigrement avec tous les moyens de médias entièrement acquises à ce combat. Je suis libre, Celui qui fait la loi doit faire abstraction de ses particularités et de ses envies ; de son sexe, de ses préférences, de ses convictions morales, de sa religion, de sa position sociale, de ses atouts et de ses faiblesses… La fiction de la position originelle suppose en effet des individus placés sous un voile d’ignorance qui leur masque leurs désirs et leurs fins. L’Etat n’est pas un obstacle à ma liberté, à condition qu’il n’intervienne pas dans cette liberté et je reste l’acteur de « ma » liberté en tant qu’elle est liée à mon bonheur. Ignorance= c'est le fait de ne pas connaître, le manque d'instruction (pour Zola l'ignorance est un sommeil). Mais le citoyen est celui qui délègue, qui donne le droit à l’Etat-acteur de le commander. La raison induit, face au droit naturel de chacun, une loi naturelle qui commande de substituer à la satisfaction immédiate les conditions universelles de la satisfaction future des désirs, 3 c’est-à-dire de renoncer au droit naturel. mieux, je me sens libre lorsque rien ne s’oppose à la réalisation de mes désirs. L’Etat ne supprime pas l’individu ; il en fait un individu social, un individu pour la société. Etant les auteurs de ce qu’il fait, nous ne lui sommes pas soumis comme s’il confisquait notre pouvoir ; nous lui avons au contraire donné le droit de parler et d’agir à notre place. Etre libre, c’est être l’auteur de ses propres lois, être à soi-même sa propre loi, c’est-à-dire ne suivre que les lois de sa propre raison. En ce sens, l’Etat est donc plutôt la condition de possibilité d’une liberté réelle, une liberté sociale et politique. aucun obstacle? Faire sa propre loi, c’est obéir la loi de sa raison, c’est-à-dire une loi universalisable, valable pour tous. En régnant, non pas par la crainte, mais par une attention bienveillante et par une intrusion dans la sphère de l’individu, l’Etat dissout la liberté individuelle. L’obstacle empêche la progression de l’homme, lui laissant le choix entre la force, la ruse ou le renoncement. 1 Le sujet suppose qu’il y a déjà de la liberté, que la liberté est déjà là, en mouvement, qu’elle précède l’Etat : si l’Etat est un obstacle à ma liberté, c’est qu’il barre la route à ma liberté, qu’il l’empêche de continuer son mouvement. Mais l'argent rentre dans les caisses de l'Etat, alors on est "content" !! 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L’individu ne se dessaisit pas de sa liberté personnelle, mais cette liberté s’accorde avec l’intérêt général. Chacun a tous les droits, même sur les autres, chacun est également libre de satisfaire ses désirs et ses passions, même si ces désirs nuisent à la liberté de l’autre. Parce que cette contrainte est voulue par le citoyen. XIV) comme l’entière liberté de faire ou de posséder, la liberté que chacun a d’user de son pouvoir pour préserver sa vie. Elle fait donc partie de ce qui…. La laïcité comme obstacle à la liberté. Ce n’est pas parce que l’Etat a le pouvoir de contraindre, qu’il n’a aucune contrainte, c’est-à-dire qu’il n’a que des droits envers les citoyens et aucun devoir. Être libre, est-ce ne rencontrer aucun obstacle ? Le sens commun reconnaît d’ailleurs volontiers que sans lois… De fait, l’action de l’Etat est-elle en adéquation avec cette fonction ? Les libertés sont compossibles parce que l’Etat me force à respecter la loi. Or, comme l'état de guerre provient de deux causes, l'égalité des hommes et la divergence de leurs appétits, la solution réside dans la création d'un pouvoir fort, capable d'inspirer l'effroi, et … L’éthicité est l’effectuation de la liberté, l’idée de liberté « en tant que Bien vivant » (§ 142), c’est-à-dire une liberté vécue ici et maintenant, une liberté devenue monde présent-là. En poursuivant son désir, l’homme ne fait qu’obéir à son droit naturel, qui va aussi loin que sa puissance. L’Etat réalise l’unité de l’individu et du corps social, l’équilibre enter l’égoïsme et la solidarité. Soit la souveraineté est détenue par un seul (Etat monarchique) ; soit par un groupe de citoyens (Etat aristocratique) ; soit par tous les citoyens (Etat démocratique). "Car comment…. Il n’y a pas de droit sans une force pour faire appliquer le droit, et cette force est le propre de l’Etat. Elle met en place une ignorance artificielle qui neutralise les intérêts particuliers et les effets des contingences particulières. état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). Le voile d’ignorance figure l’impossibilité, au regard de la justice, de défendre unilatéralement ses propres intérêts. Comment passer de l’état de nature à l’état social ? Le ressort de l'Etat, le fondement du pouvoir, est l'angoisse sécuritaire. Il y a bien une forme de liberté qui précède l’Etat, mais cette liberté naturelle est une non-liberté, car elle est autodestructrice. Notions liées : Liste des notions (chapitre fusionné avec la Société et l'Etat - S). La loi est-elle un obstacle à la liberté ? C’est moi qui accorde à l’Etat le droit de me gouverner. Hors de l’Etat, il n’y a pas de liberté : il n’y a qu’un flux de forces et de passions où tous les individus sont vulnérables. Il n’y a aucun accord mutuel ou réciproque entre le représenté et le représentant, c’est-à-dire aucun accord par lequel les deux parties en présence remplieraient leurs fonctions dans des conditions qui seraient définies à l’avance.